Métiers du vin

Hervé Brun, 44 ans dans le bouchon

« Toujours un tire-bouchon dans sa voiture ! »

Le « pop » à l’ouverture de la bouteille met nos sens en éveil ! Que va nous réserver ce breuvage mystérieux gardé au secret par le bouchon.

Ancien commercial des bouchons Franco-Portugais, pendant 44 ans, Hervé Brun a de la bouteille !

Formé en école d’agriculture, il entre par le hasard d’une rencontre dans le monde du bouchon et il aime ce métier qui le fait voyager entre Bordeaux, Saint Emilion, Sauternes et les Graves.

Ses clients ? Les Grands Crus Classés, ceux qui ont besoin des meilleurs bouchons : Petrus, Cheval Blanc, Yquem, Domaine de Chevalier, Guiraud… Ces propriétés ont besoin de bouchons de très belle qualité pour garantir le vieillissement.

Les bouchons Franco-Portugais n’existent plus, mais Hervé Brun travaille maintenant pour Millésime Cork, Piedade France. A 65 ans, il aime le contact humain et a gardé comme clients les bonnes relations et les amis !

 

« Le plastique pour moi n’est pas l’avenir du bouchage du Porto comme des vins de Bordeaux. Je n’y crois pas. Le plastique peut altérer le vin tandis que le liège n’altère pas. »

 

Le liège est un produit naturel qui a beaucoup évolué.

Avec le liège, on a du recul, avant, il fallait déboucher les très bonnes bouteilles au bout de 40 à 50 ans, pour les reboucher ensuite. La qualité des bouchons actuels fait qu’on peut attendre beaucoup plus longtemps.

Le liège est poreux, le vin respire pour un meilleur vieillissement. Savez-vous qu’il faut toujours garder couchée une bouteille pleine, dans une cave saine bien sûr ! Le liège doit rester humide.

Un bon bouchon n’est pas un joli bouchon, c’est une matière vivante.

 

Et pour vous quel est l’avenir du bouchon ?

« Clairement le bouchon technique ! » C’est une sorte d’aggloméré amélioré, il évite toute poussière de liège et donne très peu de goût de bouchon. Il est parfait pour les seconds vins.

Hervé Brun n’est pas très partisan de la capsule à vis. Elle ne permet pas un long vieillissement, et donne une image très commune à nos vins de Bordeaux !

Même s’il est idéal pour les grands vins, le bouchon naturel présente des risques.

Il y a d’abord le goût de bouchon, qui est de mieux en mieux maîtrisé, mais il reste encore 1% de bouteilles bouchonnées. Il y a aussi la bouteille couleuse, risque diminué grâce aux progrès des mises en bouteilles sous vide. Il y a aussi la possibilité qu’une galerie de fourmis dans le liège laisse couler le vin…

A l’ouverture de la bouteille, il faut observer et sentir le bouchon, s’il est moisi, vous pouvez être inquiet !

 

Hervé Brun, est propriétaire avec sa famille du château Brun à Saint Emilion. Dans la famille Brun depuis plus de 400 ans, frères et sœurs se sont réparti les rôles. Hervé et son frère s’occupent de la vigne et des ventes, et à la génération suivante il y a des négociants et des courtiers ! La relève est assurée.

Le nom du château plait beaucoup, d’autant plus qu’il y a 8000 familles « Brun » en France, et c’est biens sympathique d’avoir son nom sur la bouteille ! Le prix : 12€ départ propriété !

 

Son meilleur débouchage : un impérial d’Yquem 1899. « Un vin merveilleux ! »

 

Le chateau Brun à Saint Emilion

 

Ecoutez en podcast l’interview d’Hervé Brun, sur RCF

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